L'histoire simplifiée de Saulny (d'après le livre de l'ancien curé L.Reyser).
Merci à M. Bordoz pour cette synthèse.
XII ème siècle
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Saulny est un village organisé, où non seulement on vit assez bien, où la terre produit, mais ou s'y trouve aussi
une église, qu'un pasteur peut y être nommé, de droit, par l'abbaye Saint Martin. La même abbaye avait droit à une
partie des revenus de l'église de Saulny et du village de Saulny. Elle jouissait aussi du "conductum Ecclesiae de
Salney", c'est-à-dire du droit de patronage ou le droit de présenter un curé pour la paroisse en vacation ; excepté
pendant les mois réservés au pape. -L'abbaye touchait ainsi le dixième des revenus de l'église de Saulny. Le village
était la propriété de la famille de Ceil, dans la personne de Pierron de Ceil.
XV ème siècle
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Saulny, au XVe siècle, ne comptait pas plus de trente foyers : on les appelait des "conduits".
On dénombrait alors les cheminées. Nous avons déjà vu que des documents du XVe s. ne recensaient que 70 à 75
habitants. Ces quelque trente foyers ou maisons étaient groupés pour une part au ban de l'Hôpital,
en tout "onze conduits" ; une autre partie était groupée le long de la rue du Bu, autour de la "Mostre",
face ou non loin de l'église ; les autres, blotties autour de la maison de la Cour, ou plus bas, la petite Noue,
peut-être appelée alors Satenom.
Le Saulny d'alors était un village bien organisé. Au sommet les Seigneurs qui la plupart du temps n'habitaient
pas au village, mais des Hôtels particuliers à Metz, dont ils étaient les citains.
Saulny, c'était aussi les forestiers qui étaient chargés de surveiller les forêts, de dénoncer les voleurs et
de jurer fidélité chaque dimanche sur l'autel de l'église. Les porterriens ou porterriers, chargés des fermes
et des bêtes et des pâturages. Et puis, le petit monde, mais nombreux, qui travaillait dans les fermes et chez eux,
à la maison, à élever les "oyes, les gélines, les chapons et les porcques" ; à surveiller les nombreux colombiers
pour la bonne chair des Seigneurs. -Tout ce monde qui travaillait dans les deux tuileries ou cueillait les baies
des genévriers, rentrait "le bief, le poivre et les boie; qui vendangeait le raisin, taillait la vigne.
Le monde des femmes,employéesde maisons au service des Dames, et qui allaient quérir "l'yawe (eau) aux sources ou
aux fossé pour la porter au château ou même aux tuileries à partir du "Rut ou couloit l'yawe".
On a dit longtemps que Saulny était le pays des sorciers. On y brûla souvent des femmes et notamment en 1481,
1485 et 1488.
Nous n'avons guère de documents écrits sur l'origine de l'église telle que nous la connaissons maintenant.
Par qui a-t-elle été construite ? Les abbayes n'ont pas été étrangères à sa construction. Mais la structure du
bâtiment et certaines dispositions nous disent que les chevaliers et Seigneurs ont dit leur mot dans la planification
du bâtiment et dans son financement. Nous serions injustes si nous ne voyions aussi à l'oeuvre les gens du village.
Les spécialistes du gothique
sont d'accord pour fixer la construction de l'église au début même du XVe siècle. Il est certain qu'à l'origine
l'église n'était composée que du choeur et d'un avant-choeur dans un gothique très pur et très dépouillé. Il se peut
que l'abside ait connu au moment de la construction 'un prolongement : une petite nef, car les voûtes de l'abside sous
la toiture sont percées par une large ouverture, sans doute une porte autrefois.
XVII ème siècle
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La paroisse de Saulny, située dans l'ancien duché de Bar, est une fondation des moines de l'abbaye de
Saint-Martin-devant-Metz qui dépendait du Duc de Lorraine. La cure de Saulny dépendra de l'abbé de Saint-Clément.
Placée sur la frontière du Pays Messin et du duché de Bar, le village de Saulny était un sujet de litige entre
la France, le duché de Lorraine et la ville de Metz et subit ainsi les nombreuses attaques de village-frontière.
XVIII ème siècle
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Les années 1741, 1749 et 1752 furent des années de disette. Les pouvoirs publics. furent obligés de prendre des
mesures d'assistance aux pauvres éprouvés par la famine. Ainsi de 1757 à 1763, en 1770 et 1771, la municipalité de
Metz devait se procurer du blé en Allemagne. Saulny n'était pourtant pas loin et sa terre était riche. Mais qu'on
réfléchisse donc sur la mortalité élevée au village dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. La dysenterie,
conséquence souvent de malnutrition et de froid, était souvent diagnostiquée comme cause de décès dans les années 1780.
Cependant Saulny n'est pas un village moribond. La vie agricole, la culture vinicole s'adaptent aux circonstances
nouvelles ; l'artisanat, sans doute par suite de la proximité de Metz où stationnent des régiments, se diversifie et
se développe. Nous voulons faire percevoir les pulsations de cette vie par l'inventaire des professions, des métiers,
des agriculteurs et des vignerons.
XIX ème siècle
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Qui ne sait qu'en 1818 le village de Saulny, comme tous les autres, se trouve sous le régime préfectoral, hérité de
Napoléon, Louis XVIII étant alors roi des français, de 1815 à 1824. Saulny fait partie de la sous-préfecture de Metz.
A la tête du village : le conseil municipal simple de 8 membres et, pour les décisions importantes, p. ex. une
imposition supplémentaire, un conseil doublé, composé des contribuables les plus imposés.
XX ème siècle
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Depuis des siècles Saulny "faisait son marché" à Metz : on y vendait les produits des champs et les fruits des
arbres et sans doute aussi déjà la succulente fraise. On y achetait tout ce qu'on ne pouvait trouver sur place au
village. Un voyage long de 7 km ; souvent pénible.
Le président de Lorraine crée un marché de gros dans la commune de Woippy pour les fraises principalement et pour
les autres fruits également afin que les producteurs aient la liberté de vendre à volonté. C'est le début de la
production des fraises.
Calvaires
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Plusieurs calvaires attirent l'attention du visiteur qui traverse le village.
